Középkor

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 ASPECTS DU MULTICULTURALISME SPIRITUEL .

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Till smidr
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MessageSujet: ASPECTS DU MULTICULTURALISME SPIRITUEL .   Jeu 15 Oct - 13:54

RITE ET RITUEL FUNÉRAIRES EN TRANSYLVANIE
ET EN EUROPE CENTRALE ET DU SUD-EST
(IX e - XI e s. apr. J.-C.)
http://arheologie.ulbsibiu.ro/publicatii/bibliotheca/xxiii/09%20resume.htm
Un lien qui nous est donner par Che Khan http://www.peuplescavaliers.be/
PDF du livre en Roumain: http://arheologie.ulbsibiu.ro/publicatii/bibliotheca/xxiii/rit%20si%20ritual%20funerar.pdf

Chapitre I

Historique des recherches

Beaucoup de sites de la charnière des millénaires ont été découverts tout à fait par hasard. Il y a eu d'ailleurs des époques où l'intérêt pour les vestiges archéologiques s'est limité à leur simple récupération, sans que des données essentielles relatives à leur découverte soient collectées. Très souvent, les éléments nécessaires à l'indentification exacte du site d'origine font défaut.

1. La période 1865 -1901

Les premières découvertes de sites du Haut Moyen Age en Croatie, au Sud de la Slovaquie et en Transylvanie ont intégré la littérature spécialisée à la fin du XIX e siècle. Il s'agit des sites suivants: Sebeş (1865), Veliki Bukovec – cour intérieure du palais Drašković (1870-1871), Kloštar Podravski - „Pijeski” (1885-1890) , Deva (1894), Svinjarevci, Gîmbaş - „Măguricea” (1895), Bjelo Brdo – Rue Veneţia (1895-97). En dépit des lacunes caractéristiques aux fouilles de cette période, bien des découvertes ont été sauvegardées et leurs inventaires publiés.

2. La période 1901 -1944

Pendant cette période, parallèlement aux découvertes fortuites, des fouilles sont continuées dans les nécropoles déjà connues: Alba Iulia (1904), Cluj Napoca - Rue Zapolya (1913), Gîmbaş - „Măguricea”(1901, 1911-1912), Hunedoara - „Dealul cu comori”(1910, 1911), Lopadea Nouă - „La Râpe” (1905 -1908), Moldoveneşti – Château du baron Jósika Gábor.

En 1944, M. Roska a publié la bouterolle d'épée trouvée à Alba Iulia, dont l'origine remontait, selon lui, au XI e siècle. A la même époque, Novák József a publié quelques pièces (anneaux de tempe, anneaux de tempe en bronze terminés en -s et une bague torsadée), issues d'une collection privée.

3. La période 1945 - 1989

Après la Seconde Guerre Mondiale, de nouveaux sites seront explorés: Alba Iulia - la cathédrale catholique romaine (1968-1977), Alba Iulia - Canton C.F.R. et l'hôpital vétérinaire (1961-62), Alba Iulia - Rue Vînătorilor (1979-1980), Alba Iulia - „Staţia de Salvare” (1979-1985), Blandiana A (1979-1981), Blandiana - „În Vii” (Blandiana B), Ciumbrud - „Podireu” (1957) , Cluj-Napoca - Rue Semenicului (1948), Cluj Napoca – Rue Plugarilor (1985 -86), Deva - quartier „Micro 15” (1975), Delekovec -Ščapovo (1975 -1979), Kobasičari - forêt Kozarevac (1967), Mala Subotica – la cour de l'église (1977), Noşlac (1963-1964), Obrež Kalnički - point Prekrižje (1987), Otrovanec - Kopačevac, Selišće, Črlena Klisa, Pîclişa - „La Izvoare” (1970, 1972 ?), Popovec Kalničk – point Bregi (1983), Simeria Veche - Săuleşti - „În vii” (1962) - Stari Gradac - colline Kranjčev, Sveti Juraj u Trnju (1985), Velika Horvatska et Vukovar - Lijeva bara (1951 -53).

Les cimetières magyars du Sud-Est de la Slovaquie ont été répertoriés par A. Točik dans un catalogue paru en 1968. Celui-ci comprend aussi quelques découvertes inédites, accompagnées d’excellentes illustrations. Ultérieurement, en 1987, le même auteur a publié une synthèse de ces découvertes, focalisée sur l’inventaire funéraire.

4. La période 1990 – 2005

Cette étape est, sans aucun doute, la plus riche en découvertes relatives à la période des migrations dans l’espace européen. Le nombre de fouilles de sauvegarde ou systématiques a considérablement augmenté: Alba Iulia - Rue Brînduşei (1999, 2001, 2004-2005) , Alba Iulia – Station-service OMV (2002), supermarché PROFI (2003), Orăştie - Dealul Pemilor/ Point X 2 (1992-93, 2000-2005), Orăştie – Dealul Pemilor/X8, Pîclişa - „La Izvoare” (2000 -2001).

En 1996, à l’occasion de l’exposition sur Alba Iulia à l’An Mil, un catalogue a été publié, qui contenait une synthèse des fouilles effectuées sur le site Alba Iulia - „Staţia de Salvare”.

Chapitre II

Les Magyars et l’espace européen aux IX e –XI e siècles.

1. Opinions sur la pénétration des Magyars en Transylvanie

A l’état actuel des recherches, plusieurs opinions existent sur la pénétration des communautés magyares en Transylvanie.

Selon K. Horedt, l’arrivée des Magyars en Transylvanie s’est faite en cinq étapes. Dans un premier temps, vers l’an 900, les Magyars atteignent la vallée de la rivière Someşul Mic. La seconde étape correspond à l’occupation de la vallée de la rivière Mureş. Pendant la troisième étape, qu’on place aux alentours de l’an 1100, les Magyars atteignent la vallée de la rivière Târnava Mare, où l’horizon du XI e siècle, caractéristique de la vallée de Mureş, n’a pas pu être identifié. Lors de la quatrième étape, vers 1150, les Magyars atteignent la vallée de la rivière Olt. Dans la dernière étape, vers l’an 1200, leur progression atteint les Carpates Orientaux et Méridionaux.

R. R. Heitel proposait en 1987 trois étapes pour la pénétration des communautés magyares dans l’espace transylvain. La première étape est représentée par une série de sites (Cluj Napoca, Gîmbaş, Lopadea Nouă, Blandiana et Alba Iulia) qui remontent à la première moitié du X e siècle. La seconde étape est marquée par l’action militaire menée en Transylvanie par le roi arpadien Etienne I er. Les indices dont on dispose pour cette étape nous aident à établir l’itinéraire des armées d'Etienne I er: Deva – Alba Iuia – Lernei – Moreşti et la région de Ciuc. Les deux premières étapes ont un caractère violent.La troisième étape commence pendant le règne du roi arpadien Ladislau I er (1074 - 1095), étant caractérisée par la diffusion vers l’est des cimetières du type Bjelo Brdo, tout au long du XII e siècle.

Ultérieurement, R. R. Heitel a proposé, dans une étude de synthèse, 3 phases de la pénétration des Magyars en Transylvanie. La première phase, qui coïncide avec ce qu’on appelait déjà l’„orientalischen Phase”, a été placée dans le premier tiers du X e siècle. La deuxième phase commencerait avec l’expédition militaire du roi Etienne I er contre Gyula et finirait avec le règne de Ladislau I er (1074-1095).

Entre ces deux phases, on a admis une période de transition, située entre la seconde et la troisième partie du X e siècle.

La dernière phase correspondrait à la période 1095-1196.

Chapitre III

Horizons culturels en Transylvanie
1. Le groupe Ciumbrud

A la charnière des millénaires, la Transylvanie a constitué une terre d’accueil pour de divers groupes ethniques. Leur fixation dans cette région a été déterminée par les réalités économiques, politiques, sociales ou religieuses du continent européen.

L’hypothèse d’une présence d’une communauté de Slaves moraves en Transylvanie a été avancée pour la première fois par A. Dankanits et I. Ferenczi (1959). Leurs arguments se fondaient sur les résultats des fouilles de la nécropole de Ciumbrud – „Podireu”, où les 32 tombeaux d’inhumation découverts avaient révélé des ornements et des éléments vestimentaires supportant des analogies avec le milieu culturel Stare Mešto. En vertu de leurs caractéristiques, la datation retenue pour cette nécropole a été le début du X e siècle.

Ces découvertes ont donné lieu à des hypothèses scientifiques des plus intéressantes. Pour M. Comşa, ces vestiges peuvent être attribués à une population de Slaves occidentaux, qui s’est réfugiée en Transylvanie après 906, lorsque l’Etat morave a été démantelé par les Magyars.

M. Rusu a soutenu comme datation du cimetière de Ciumbrud la seconde moitié du IX e siècle, affirmant que les membres de cette communauté auraient été des adeptes de la doctrine de Méthode, qui auraient fui la Moravie après 885, à cause des persécutions exercées à leur endroit par l’évêque Wiching.

Ultérieurement, M. Rusu a réuni les cimetières du IX e et X e siècles sous le terme de Ciumbrud - Blandiana B et le nouveau groupe culturel ainsi défini a été attribué à une population chrétienne roumano-slave.

Les chercheurs hongrois ont attribué le groupe culturel Ciumbrud – Blandiana (Karna - Stumpach) à une population bulgaro -slave.

K. Horedt a lancé en 1986 le terme de groupe Ciumbrud . Son intuition a été correcte, confirmée ultérieurement par les résultats des fouilles d’Orăştie – Dealul Pemilor / X8 dont la contribution a été décisive pour mieux connaître et définir ce groupe culturel.

Les vestiges caractéristiques de cet horizon temporel ne sont pas les seuls de ce type, car ils font penser à la paire de boucles d’oreilles à plaque sémi-lunaire et chaînettes, découverte dans une tombe à ciste de brique de la phase I du cimetière d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare”.

Alexandru Madgearu a réuni les découvertes archéologiques du type Ciumbrud et Blandiana A sous le terme commun de groupe culturel Alba Iulia – Ciumbrud , qu’il place entre la seconde moitié du IX e siècle et les premières décennies du siècle suivant.

On suppose que les inhumations du groupe culturel Ciumbrud cessent lors de l’apparition dans cette zone géographique des représentants du groupe Blandiana A.

Selon R. R. Heitel les phases terminales des cimetières Blandiana A et Alba Iulia II sont contemporaines des inhumations de Ciumbrud (fin du IX e – début du X e siècles) ainsi que d’une des phases du cimetière de Ghirbom.

A l’état actuel des recherches, le groupe culturel Ciumbrud est illustré par les découvertes du site éponyme et des sites d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare” et d’Orăştie - Dealul Pemilor X8.

2. Groupe Blandiana A

Des hypothèses aussi intéressantes ont été formulées à propos du groupe culturel Blandiana A , qui doit son nom à la nécropole éponyme Blandiana - „La brod” (Blandiana A). Les premiers vestiges de ce groupe culturel ont été retrouvés par W. Fr. Schuster (1865), la datation retenue étant le IX e, voire le X e siècles. Dans la zone de la nécropole éponyme, des pièces archéologiques ont été découvertes par hasard, lors de l'inondation des tombes situées sur la rive droite de la rivière Mureş (1954).

Les fouilles systématiques menées en 1981–1982 par Gheorghe Anghel et Horia Ciugudean ont contribué de façon substantielle à une connaissance plus approfondie des caractéristiques de ce groupe culturel. A partir des particularités du rite et du rituel funéraires, on a retenu comme datation les IX e – X e siècles. Situé au même niveau chronologique que le cimetière II d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, le cimetière de Blandiana A a été attribué à la civilisation balcano-danubienne.

Des éléments supplémentaires liés à ce groupe culturel ont été découverts lors des fouilles de la nécropole II d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare” . Sur la centaine de squelettes retrouvés, beaucoup étaient déposés dans de simples fosses, d’autres dans des cistes en briques romaines réutilisées. Cela vaut aussi pour Blandiana A. La nécropole d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare” se distingue néanmoins par les cassettes de briques où étaient déposés des objets en céramiques et des offrandes animales. M. Comşa a été le premier à déceler un lien entre ces sites et les Bulgares. Il a soutenu d’ailleurs le caractère slavo-bulgare des découvertes de Blandiana et Sebeş, proposant des analogies avec des sites de Bulgarie. Assez récemment, Cs. Szalontai considérait que le plus important foyer bulgare était à Alba Iulia. Dans ce sens, il attribue la première période de la nécropole d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare” aux Bulgares et la deuxième aux Magyars. L’étendue du contrôle exercée par les Bulgares sur la région aurait aussi bien pu se limiter aux points-clé de la route du sel, proches de l’embouchure de la rivière Mureş. A la lumière des découvertes archéologiques d’Alba Iulia, Blandiana A et Sebeş, cette hypothèse paraît tout à fait vraisemblable.

Attribuer ce groupe culturel à la civilisation balcano-danubienne, connue également sous le nom de culture Dridu semble pourtant un rapprochement forcé. De même, parler d’une culture Dridu-Alba Iulia ne ferait qu’ouvrir la voie à la confusion.

En échange, la nécropole Blandiana B, a été classée dans la première moitié du X e siècle, en vertu de ses spécificités, qui ont contribué par la suite à la formation de la culture Bjelo Brdo. R. R. Heitel considère ce site, contemporain de celui d’Alba Iulia, une nécropole du type Dridu–Alba Iulia. Ultérieurement, le site a été incendié pendant la seconde décennie du X e siècle. L’état actuel des recherches nous autorise à penser que, pour se référer à l’espace transylvain, la notion de groupe culturel Blandiana A est beaucoup plus correcte.

3. Le groupe Cluj

La première vague de la pénétration des Magyars en Transylvanie a été dénommée par K. Horedt groupe Cluj, selon la nécropole éponyme de Cluj-Napoca – Rue Zápolya , étudiée en 1911 et 1941–1942. Caractéristiques pour ce groupe culturel, fortement influencé par l’art des populations des steppes, sont les pièces d’armement et de harnachement déposées dans les tombes avec des offrandes des chevaux. On peut attribuer au groupe Cluj les découvertes d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, Cluj Napoca – Rue Pata, Cluj Napoca – Rue Gen. Vasile Milea, Gîmbaş (?), Deva (?) et Lopadea Nouă.

4 . La culture Bjelo Brdo

La zone de diffusion de la culture Bjelo Brdo comprend le bassin des Carpates, l’actuelle Hongrie, le nord de l’Ex-Yougoslavie (entre les rivières Drave et Save), le bassin du Danube, la Transylvanie, l’Ouest de la Roumanie et le Sud-Ouest de la Slovaquie. Selon Z. Váňa, l’an 950 représente une date ante quem non pour le début de la culture Bjelo Brdo, qu'il place, lui, un peu plus tard. Il distingue trois étapes dans l’évolution de cette culture: la première étape (975-1025, l’étape moyenne (1025-1075) et l’étape tardive (1075-1200). B. Szőke accepte en général la datation de la culture Bjelo Brdo entre la seconde moitié du X e siècle et le XII e siècle, ainsi que la présence de certaines composantes slaves. Selon J. Giesler, dans l’évolution de la culture Bjelo Brdo on peut distinguer deux étapes: Bjelo Brdo I et Bjelo Brdo II, à l’intérieur desquelles on a identifié des phases plus anciennes ou plus tardives: la haute période Bjelo Brdo I et la période Bjelo Brdo II tardive.


Dernière édition par Till smidr le Jeu 15 Oct - 14:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ASPECTS DU MULTICULTURALISME SPIRITUEL .   Jeu 15 Oct - 14:07

Chapitre IV

La cité de Bălgrad aux alentours de l’An Mil. Repères

historiques et archéologiques

Une étude séparée consacrée à l’antique Apulum a été décidée surtout en vertu du rôle politique que cette ville tient pendant la période des migrations et du Haut Moyen Age, mais aussi à cause de la complexité des découvertes archéologiques.

Les premiers renseignements sur Alba Iulia sont liés aux références faites à Gylas (Gylas I), à la moitié du X e siècle. Des informations sur Geula et les événements de la charnière des millénaires sont fournies par la Gesta Hungarorum d' Anonymus, Chronicon PictumVindobonense, Chronicon Posoniense, Chronicon Monacense et Chronicon Henrici de Mügeln . Chronicon Hungaricum de Simon de Keza parle d’un certain Jula, l’un des capitaines d’Arpad.

L’un des épisodes riches en connotations pour l’histoire de la Transylvanie est sans doute la christianisation du prince Gylas (Gyla, Gyla I er) vers 950, événement signalé aussi par les chroniqueurs byzantins Skylitzes, Kedrenos et Zonaras. L’empereur Constantin VII Porphyrogénète lui a accordé le titre de patricius et lui a désigné un compagnon dans la personne de Hiérotheus, qui avait été ordonné prêtre par le patriarche Théophilactos.

Mircea Rusu identifie le prince Gyula, christianisé à Constantinople, au duc Gyula (dux magnus et potens) ou rex Iulus, respectivement Geula, neveu de Tuhutum. Le deuxième Gyula, sur lequel les chroniques ne sont pas très exactes, pourrait être le même personnage que Dobuca. Il est très probable que ce deuxième Gyula fût le fils de Charlotte, la seconde fille de Gyula I er. Il avait probablement reçu le nom de Gyula de Dobuca pour ne pas être confondu avec son grand-père Gyula I er et, respectivement, son oncle, Gyula II.

L’emplacement de l’archevêché de Hiérotheus et la zone où il a mené son œuvre missionnaire a généré d’amples controverses. Une partie des chercheurs qui ont traité ce sujet, ne serait-ce qu’au passage, penchent à croire que l’archevêché de Hiérotheus se trouvait à Alba Iulia. Selon Alexandru Madgearu, Hiérotheus a dû déployer son œuvre missionnaire dans les actuels comtés de Csongrád et Békés, ainsi que dans le Nord-Ouest du Banat et dans la Plaine d’Arad. A la lumière de ces arguments, la rotonde d’Alba Iulia est désormais datée de la seconde moitié du IX e siècle.

L’analyse de la circulation des monnaies byzantines au confluent des rivières Mureş et Tisza a détérminé Ana - Maria Velter à rallier le point de vue exprimé assez récemment par Alexandru Madgearu.

Gyula Kristó est, lui, l’adepte d’une théorie différente relative à Gyula et la zone géographique où Hiérotheus mène son activité de mission. Il considère qu’on ne peut parler d’un siège épiscopal à Alba Iulia qu’à partir du dernier quart du XI e siècle. Le siège du pouvoir de Guyla a été placé par Kristó dans le Nord de la Transylvanie ou Tisztantúl. L’auteur fonde sa conclusion sur le nombre important de monnaies byzantines découvertes dans cette zone géographique. Le premier Gyula est celui qui a participé à l’installation des Magyars et qui a probablement détenu la seconde position dans la hiérarchie de son peuple.

Le second Gyula serait alors un personnage historique christianisé à Constantinople en 956, qui aurait introduit le rite byzantin dans le Bassin des Carpates. En échange, le siège du pouvoir de Kéan est placé au Sud de la Transylvanie, où perdurait depuis le IX e siècle une domination bulgare.

Dans le Nord de la Transylvanie, où l’on veut placer le siège du pouvoir de Gyula, on ne retrouve pas pourtant la diversité funéraire qu’Alba Iulia recèle à partir du X e siècle.

A notre avis, les recherches archéologiques menées pendant les dix dernières années à Alba Iulia soutiennent l’existence d’un centre politique majeur, ainsi que l’influence exercée par le monde byzantin. Sans esprit partisan, nous soutenons l’existence à Alba Iulia d’un important centre politique, pourquoi pas même celui de la «voïvodie de Bălgrad»!

Chapitre V

Aspects du rite et du rituel funéraires

On connaît aussi d’autres coutumes relatives aux sépulcres du X e et XI e siècles:

● morceaux de calcaire et de gravier placés des deux côtés du squelette: Moldoveneşti M. XIII.

● une pierre placée sous la nuque du défunt: Blandiana B et Cluj Napoca – Rue Zapolya: M. 4.

● morceaux de bois placés près de la calotte du crâne: Alba Iulia – Rue Brînduşei: M. 63, Moldoveneşti: M. XVI et Orăştie – Dealul Pemilor X8: M. 8.

La première phase de la nécropole d’Alba Iulia - „Staţia de Salvare” contient quelques éléments caractéristiques. A part les inhumations dans de simples fosses de forme rectangulaire, on a utilisé également des cassettes / cistes en brique romaine. Les traces d’offrandes de viande consistent dans des ossements ovins et caprins placés près du crâne ou des membres inférieurs du défunt. Le matériel céramique déposé dans les tombes était représenté par un ou deux récipients (on a pu remarquer une association entre un bol gris ou ocre et un pot globulaire ou une cruche en forme d’amphore). Lors de la seconde phase, on distingue aussi d’autres types de sépulcres, couvertes de pierres et fragments de briques, de blocs calcaires façonnés ou pseudo-cistes. S’y ajoutent les cercueils ou les fosses tapissées de bois.

Dans la nécropole d'Alba Iulia - Rue Brînduşei on a pu répertorier trois types de tombes: simples fosses rectangulaires creusées dans le sol stérile, fosses bordées de fragments informes de calcaire (disposés près de la calotte crânienne, du bassin ou des membres inférieurs) ou bien des tombes recouvertes par des fragments de calcaire, parfois même par des blocs façonnés, dont les dimensions sont appréciables. L’inventaire funéraire ne compte aucune pièce d’armement ou de harnachement. Des éléments de rite et rituel funéraires similaires ont été identifiés lors des fouilles systématiques effectuées par M. Blăjan dans la nécropole d’Alba Iulia – „Izvorul Împăratului”. A part les simples fosses rectangulaires, aux angles arrondis, il y a eu aussi de cas où soit le défunt était entouré de morceaux de pierre (calcaire, grès) ou de briques fragmentaires réutilisées, soit il était mis dans un cercueil en bois.

Notre opinion à ce sujet, soutenue par les résultat des recherches archéologiques, c’est que les cassettes de brique sont utilisées à Alba Iulia jusqu’aux premières décennies du X e siècle au plus tard. Après cette période, leur utilisation n’est constatée que pour la fin du XI e siècle.

L’offrande animale déposée dans les tombes à l’époque des migrations est assez variée. Les fouilles on mis au jour des œufs, des ossements de chevaux, porcins, bovins, ovins et espèces caprines. Ces indices suggèrent l’existence de certains sacrifices ou cérémonies funéraires dans les communautés humaines de la région, du IX e au XI e siècles.

1. L’offrande de chevaux

Dans le cas des communautés nomades du X e siècle, on a identifié des tombes contenant des offrandes de chevaux. Ce type d’offrandes a été analysé par Csanád Bálint, qui a propose leur classement en cinq groupes différents, selon leur principales caractéristiques: I – cheval harnaché; II – peau du cheval posée aux pieds du défunt; III – cheval empaillé; peau repliée (les membres du cheval sont rapprochés ou superposés) et V – peau du cheval déployée.

Selon certains chercheurs, le renoncement graduel au sacrifice des chevaux semble être motivé par la situation matérielle précaire, qui n’autorisait plus la perte d’un animal si précieux. En échange, les tombes à offrande de cheval sont plus fréquentes à la charnière des millénaires et possèdent un inventaire funéraire beaucoup plus riche.

Pour Csanád Bálint, le renoncement au sacrifice du cheval a été déterminé tant par l’appauvrissement de la population, qui a donné à cet animal une forte valeur économique, que par la diffusion du christianisme.

Un cas à part est représenté par l’une des découvertes faites sur le site Blandiana – „La brod “/ M. 2, où, à environ 30 cm des membres du défunt, on a retrouvé un squelette complet de cheval, le crâne et les membres antérieurs d’un bovidé, un crâne et des os d’ovi-caprins, plus un autre crâne de cheval. Le squelette de cheval était accompagné de pièces de harnachement.

Le dépôt d’un squelette complet de cheval est une coutume qu’on retrouve également dans d’autres nécropoles du X e siècle, telles que: Balatonselle, Gerendas, Oroszvár, Sárgabogárd, Szeged et Szeghalom, alors que l’inhumation rituelle d’un bovin (comme à Sárgabogárd et Komarom-Szentpeter) a le but de protéger les morts et les vivants.

Des ossements de chevaux (crâne ou membres) et des pièces d’armement ont été également identifiés dans la phase II de la nécropole d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare”.

La même coutume a été signalée dans la région de Crişana, à Vărşand – „Movila dintre vii” - M. 33. A gauche de la dépouille du défunt on a retrouvé le crâne et les membres d’un cheval, ainsi que des pièces de harnachement.

Selon la typologie proposée par Csanád Bálint, on peut inclure dans le groupe I les sites de Cluj Napoca – Rue Zápolya / M. 8 (?), Deva – Micro 15 / M. 3 et Orăştie – Dealul Pemilor / Point X 2 / M. 6 et M. 7.

Le groupe II est représenté par les sites de Cluj Napoca – Rue Zápolya / M. 1, M. 4 et M. 6. On ne dispose pas d’informations liées à la disposition des restes de chevaux dans les nécropoles d’Alba Iulia - „Staţia de Salvare” et Cluj Napoca – Rue Plugarilor, mais, très probablement, ces dépôts appartiennent à l’un de ces deux types.

Le dépôt d’offrandes de chevaux à côté du défunt a été également révélé dans des cimetières du Sud-Ouest de la Slovaquie. Le crâne et les membres du cheval étaient d’habitude déposés aux pieds du défunt. L’offrande de chevaux a été signalée à Bánov (Rég. Novĕ Zámky), Červeník (Rég. Trnava), Dolný Peter II (Rég. Komárno), Imel (Rég. Komárno), Lipová - Ondrochov (Rég. Novĕ Zámky), Marcelová (Rég. Komárno), Nesvady (Rég. Komárno), Sered I et Sered II (Rég. Galanta), Skalica (Rég. Senica) et Vojnice (Rég. Komárno).

Les tombes du Sud-Ouest de la Slovaquie dotées d’offrandes de chevaux peuvent rentrer dans le groupes I et II.

Le groupe I est illustré par les découvertes suivantes: Červeník (Rég. Trnava)/ M. 9, M. 11, Dolný Peter II (Rég. Komárno) / M. 60, M. 107, Prša (Rég. Lučenec)/M. 100, Sered I et II (M. 3/52, M. 2/53, M. 8/53, M. 2/54, M. 2/55, M. 7/55, M. 11 /55) et Sered II / M.2.

On peut placer dans le deuxième groupe les découvertes de Bánov (Rég. Novĕ Zámky)/ M. 27 et M. 28, Červeník (Rég. Trnava) / M. 5 et M. 7, Dolný Peter II (Rég. Komárno)/M. 61, Nesvady (Rég. Komárno)/ M. 1 et M. 2, Prša (Rég. Lučenec)/M. 103, Sered I (Rég. Galanta)/ M. 1/52, M. 6/53, M. 15/53, M. 18/53, Sered II / M. 3/54, M. 4/55, Skalica (Rég. Senica), Vojnice (Rég. Komárno) / M. 5 et Zemianska Olča (Rég. Komárno)/ M.8

2. L’offrande d’œufs

L’offrande d’œufs apparaît dans les nécropoles du X e siècle. Elle est placée à proximité des organes génitaux et des articulations. On recense deux ou trois cas par nécropole. Ce type d’offrande apparaît notamment dans les tombes d’enfants, dans des nécropoles de la classe moyenne, et, plus rarement, dans les sépultures des adultes.

En Transylvanie, Slovaquie et Hongrie, l’offrande d’œufs est surtout connue grâce aux découvertes d’Alba Iulia - „Staţia de Salvare” , Alba Iulia - „Izvorul Împăratului”, Alba Iulia – Rue Brînduşei: M. 15 et M. 17, Letkés - Téglaégető, Malé Kosihy, Szegvár - Oromdűlő et Szob – Kiserdő.

Le plus souvent, l’offrande d’œufs a été déposée à côté du membre inférieur gauche du défunt.

3. Ofrande de volailles: Cluj Napoca – Rue Zapolya: M. 4 .

4. Offrande de porcins: Alba Iulia – „Staţia de Salvare” et Cluj Napoca – Rue Zapolya: M. 3.

5. Offrande de bovins : Alba Iulia – „Staţia de Salvare” et Blandiana A: M. 2 .

6. Offrande d’ovi-caprins: Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, Blandiana A: M. 2, M. 4, M. 5 et M. 6 .Ce type d’offrande apparaît en Transylvanie uniquement dans les communautés bulgares. En échange, les restes d’œufs sont présentes tant dans le milieu autochtone que dans les milieux byzantins ou bulgares. Dans le groupe culturel Ciumbrud, l’offrande animale fait complètement défaut.

Pour les XI e et X e siècles, on constate quelques modifications dans le rite et le rituel funéraires: ni les pièces d’armement ou de harnachement, ni l’offrande de chevaux n’apparaissent plus. A partir de cette période on commence à déposer « l’obole de Charon ».

Cette période est représentée par les nécropoles d’Alba Iulia – Rue Vânătorilor, Alba Iulia – Rue Brînduşei, Bjelo Brdo – Rue Veneţia, Deva, Hunedoara – „Dealul cu comori”, Moldoveneşti – Le jardin du château Jósika Gábor, Pîclişa - „La Izvoare”, Simeria - „În vie” et Svinjarevac.

7. La trépanation

La trépanation symbolique ou dans un but médical a été fréquemment pratiqueé pendant le X e siècle, aussi bien chez les hommes que chez les femmes ou les enfants. Cette coutume s’est diffusée surtout dans la moitié Est de la Hongrie, principalement sur le cours supérieur de la rivière Tisza. Les cas sont rares où, dans un même cimetière, la trépanation symbolique et la trépanation à but médical apparaissent conjointement.

La trepanation crânienne a été pratiquée dans l’espace magyar à Aldebrő - Mocsáros (Com. Heves), Besenyőtelek (Com. Heves), Budapest -Pestszentlőrinc - Gloriett (Com. Pest), Budapest - Soroks ár - I (Com. Pest), Budapest - Soroks ár - II (Com. Pest), Dabas - Alsódabas (Com. Pest), Dunavars ány (Com. Pest), Egiyek - Ohat - Pusztakocs (Com. Hajdú Bihar), Heves (Com. Heves), Jászszentandrás - Járástanya (Com. Szolnok), Karos (Com.Borsod - Abaúj - Zemplén), Nagylók - Erdőmajor (Com. Fejér), R ád - Kishegy (Com. Pest), Rétközberencs (Com. Szabolcs -Szatmár), Tatabánya (Com. Komárom), Tiszaeszlár - Bashalom -Fenyvestábla (Com. Szabolcs - Szatmár), Berekböszörmény -Református templom, Ibrány - Esbó - Halom/M. 53, Mesteri - Intapuszta / M. 3, Sárrétudvari - Hízóföld/M. 179, Sárrétudvari - Poroshalom/M. 1 et Szegvár - Oromdűlő .

Dans l’espace roumain, des cas de trépanation crânienne ont été découverts à Hunedoara - „Dealul cu comori”/ M. XXIV et Timişoara - „Cioreni”/ M. 8 (un homme d’environ 35-40 ans), où le défunt présentait sur la partie antérieure du crâne la trace d’une trépanation guérie.
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MessageSujet: Re: ASPECTS DU MULTICULTURALISME SPIRITUEL .   Jeu 15 Oct - 14:10

Chapitre VI

Le matériel archéologique

1. Ornements et éléments vestimentaires

Du point de vue fonctionnel, les ornements du corps peuvent être classés en plusieurs catégories

1.1. ornements pour les cheveux et les oreilles : anneaux de tempe, anneaux de tempe terminés en -s, boucles d’oreilles à spirale conique, boucles d’oreilles en forme de „raisin”(formes 17 a – 17 b Giesler);

1.2. ornements pour les bras et les doigts : bracelets simples, torsadés, à tête d'animal stylisée, anneaux simples, torsadés, à chaton, ou anneaux sigillaires (forme 37);

1.3. ornements à mettre autour du cou: sautoirs simples ou torsadés (formes 1 a, 1b Giesler), colliers, munis parfois d’un pendentif central, des pendentifs, des amulettes et des petites croix-reliquaire;

1.4. accessoires vestimentaires.

2. Pièces d'équipement militaire et objets ménagers

2.1. C arquois

Les carquois ne sauraient pas manquer des inventaires funéraires caractéristiques aux populations nomades. Des restes de carquois ont été découverts aussi bien en Hongrie qu’en Transylvanie ou dans le Sud-Ouest de la Slovaquie. Les pointes des flèches ont été déposée soit dans les carquois, soit en bouquet, leur forme ou leur nombre pouvant différer.

Des carquois et des pointes de flèches ont été prélevés dans les cimetières d’Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, Cluj Napoca – Rue Zápolya, Orăştie – Dealul Pemilor /X2, Vukovar – Lijeva bara, Kiszombor B / M. 2, Mindszent – Koszorús–dűlő / M.2, Szentes -Szentlászló/M. 6, Szentes –Bórbasfőld / M 15 et M. 20.

Des morceaux de fer ont été retrouvés dans des carquois dans les régions de Banat et Crişana, sur les sites de Dudeştii Vechi - „Movila lui Dragomir”, Timişoara - Cioreni, Voiteni et Vărşand - „Movila dintre vii”. Des pointes de flèches de différentes formes ont été également retrouvées à Gîmbaş –”Măguricea”, Deva – Micro 15, Chotín /M.74, Sered I/M.6, Sered II / M.7/55 et Kosúty, Bánov / M. 27, Cerveník/M. 1 et Nesvady/M. 2.

2.2. Arcs

Les plaques en os appliquées sur la partie médiane ou aux extrémités des arcs sont assez fréquentes dans les tombes des guerriers. Ces plaques sont simples ou bien décorées de fines incisions ou de cercles ayant un point au centre.

On connaît aussi des plaques en os appliqués sur les arcs, en provenance de Transylvanie, du Sud-Ouest de la Slovaquie ou de Croatie: Alba Iulia –”Staţia de Salvare”, Bánov / M. 16, 20, 27, 28, Ondrochov/M.4, Nesvady/M.2, Sered I /M.1/52, M. 6/52, 7/53, M. 8/53, 14/53, M. 14/53 et Sered II /M.4/55, M.7/55 et Vukovar – Lijeva bara

2.3. Sabres

La présence des sabres dans les cimetières de Transylvanie peut être documentée uniquement pour les sites: Blandiana –„În vii” , Gâmbaş –„Măguricea” , Cluj Napoca -Rue Zápolya /M.1, M.4, M.6 et M.10, Rue Plugarilor. Les sabres découverts à Cluj Napoca – Rue Zápolya et à Gîmbaş –„Măguricea”/M.1 appartiennent au type I A Kirpičnikov.

Dans le Sud-Ouest de la Slovaquie on a découvert des sabres à Zemianska Olča / M.8, Sered I / M.1/57 et Nesvady/M.1. Les sabres découverts à Zemianska Olča et Sered I appartiennent au type I A Kirpičnikov.

Le sabre de Trnovec nad Váhom – Horný Jatov/ M. 183, portait sur sa poignée des plaquettes d’os, sur lesquelles figuraient des dessins en forme de cœur ou de palmette. Ce sabre peut être assimilé au type III Kirpičnikov.

2.4. Epées

Les différents types d'épées, dotées de double tranchant, sont assez fréquents dans les inventaires funéraires des tombes des guerriers.

On peut mentionner quelques épées du type X, Y Petersen à Deva - Micro 15, Dolný Peter II – Kisrét (Rég. Komárno)/ M. 61, Galanta – Mátšukovo, Tornóc / Trnovec nad Váhom (Rég. Galanta), Sered II / M. 7/55 - Dealurile Mácsedi, Marcelová / Marcelháza (Rég. Komárno), Červenik / Vágveresvár (Rég. Trnava).

2.5. Haches de guerre

Parmi les pièces d’armement découvertes dans des nécropoles, les plus fréquentes sont les haches de guerre. En Transylvanie, on peut distinguer deux types de haches, qu’on retrouve souvent dans les tombes des guerriers.

Le premier type – et le plus ancien – comporte une partie active plus large que le reste et allongée vers le manche. L’orifice destiné à l’emmanchement a une forme assez allongée. Sa découverte à l’intérieur du groupe Cluj indique comme datation possible la première moitié du X e siècle. Ce type de hache peut être classé dans le type III Ruttkay et commence à être utilisé après la seconde moitié du IX e siècle.

Des exemplaires semblables découverts en Russie ont été classés dans le type VIII Kirpičnikov et datés de la période comprise entre le XI e et XII e siècles. De tels exemplaires ont également été retrouvés à Cluj Napoca – Rue Pata et Gîmbaş –„Măguricea”.

Pour ce premier type, des analogies peuvent être établies avec des glaives découverts dans les nécropoles de Demkóhegy, Dudeştii Vechi - „Movila lui Dragomir”, Hajdúszoboszló - Árkoshalom et Püspökladány -Eperjesvölgy.

Un deuxième type de glaive a été identifié à Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, Deva – Micro 15 et Orăştie – Dealul Pemilor/X2. Il est caractérisé par une forme plus svelte et une partie postérieure allongée, à section carrée.

La partie active a un tranchant large et se recourbe progressivement vers l'emmanchement. Ces haches correspondent au type I Kirpičnikov et sont propres à la Russie du XI e au XIII e siècles.

Du point de vue chronologique ce type de hache rentre dans les inventaires funéraires le plus probablement après la moitié du X e siècle.

2.6. Etriers

Dans la catégorie des pièces de harnachement, on distingue une grande variété d’étriers.

Des étriers ont été découverts à Orăştie – Dealul Pemilor X2, Szentes -Borbásföld, Dolný Peter II, Deva – Micro 15 (type IV – 3 Ruttkay), Cluj Napoca – Rue Zápolya (type V -1 Ruttkay), Alba Iulia –”Staţia de Salvare”, Blandiana -”La brod” (type IV – c Ruttkay), Sered I / M.1 /57 (type IV – 2d), Červeník / M.5 (IV -2), et Sered II / M. 2, 5 / 54 (IV -2).

2.7. Mors

Dans les tombes des guerriers on a retrouvés deux types de mors –

articulés et non-articulés (types II et III Ruttkay) – à Alba Iulia –”Staţia de Salvare”, Blandiana – La brod, Cluj Napoca – Rue Zápolya, Orăştie -Dealul Pemilor X2 .

Dans le Sud-Ouest de la Slovaquie on peut distinguer deux types de mors articulés. On peut inclure dans un premier groupe les mors articulés du type II Ruttkay, qui comprend des pièces du X e siècle découvertes à Bánov (Rég. Nové Zámky), Červenik (Rég. Trnava), Dolný Peter II (Rég. Komárno), Imel (Rég. Komárno), Prša (Rég. Lučenec), Sered I et Sered II (Rég. Galanta) et Vojnice (Rég. Komárno).

Le deuxième groupe est composé de mors articulés à frein, dont il existe plusieurs versions. Le mors découverts à Nesvady appartient au type I – 5 Ruttkay. A Sered on a retrouvé deux sortes de freins I - 2 et 4. Les variantes I -1, 2 (?) et 3 apparaisset aussi à Kosúty et Nesvady.

2.8. Couteaux

Dex couteaux entiers ou fragmentaires ont été identifiés dans des inventiares funéraires de la période allant du IX e au XI e siècles, sur les sites d’Alba Iulia - Rue Brînduşei, Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, Alba Iulia – Izvorul Împăratului, Alba Iulia – l'hôpital vétérinaire, Blandiana A, Blandiana – „În Vii”, Dolný Peter II, Moldoveneşti, Pîclişa – „La Izvoare”, Sebeş et Vukovar - Lijeva bara.

2.9. P ierres à feu et briquets

Les pierres à feu et les briquets sont des objets fréquents dans les découvertes faites dans les nécropoles du X e et XI e siècles.

Des morceaux de pierres à feu et des briquets ont été retrouvés dans les cimetières d’Alba Iulia – Rue Brînduşei / M.6/1997, Alba Iulia –„Staţia de Salvare”, Alba Iulia – Izvorul Împăratului, Blandiana –„În Vii”, Červenik (Rég. Trnava), Cluj Napoca - Rue Zápolya, Deva - Micro 15, Gîmbaş –„Măguricea”, Nesvady (Rég. Komárno) / M. 1, Sered I (Rég. Galanta) – M. 1/52, M. 8/53 et Vukovar – Lijeva bara.

2.10. Anneaux triples en bronze pour répartir les courroies

Parmi les pièces de harnachement on remarque aussi les anneaux triples en bronze pour répartir les courroies. Ces pièces apparaissent fréquemment dans les inventaires funéraires des tombes appartenant à des guerriers. On connaît à ce jour de tels anneaux à Alba Iulia et Dolný Peter II.

2.11. Céramique

Jusqu’au XI e siècle, le matériel céramique apparaît dans l’inventaire funéraire, étant utilisé dans des cimetières différents du point de vue ethnique ou confessionnel.

Si dans les cimetières du groupe culturel Ciumbrud le matériel céramique n’apparaît pas, la situation est toute autre dans les nécropoles du groupe culturel Blandiana A. On y trouve un ou deux récipients, différents du point de vue typologique.

Par rapport à la période précédente, au Xe siècle, un seul récipient est posé en offrande, dont les dimensions sont modestes. Durant ce siècle, les récipients polis en forme d’amphore et les récipients globulaires munis de deux anses ne se retrouvent plus parmi les objets en céramiques déposés en offrande dans les tombes. Plusieurs cas ont été répertoriés, selon la disposition du récipient en céramique à l’intérieur des tombes:

à droite des pieds : Cluj Napoca - Rue Zápolya : M. 2, M. 3, M. 5; Cluj Napoca – Rue Plugarilor, Prša (Rég. Lučenec) / M.43.
à gauche des pieds : Prša (Rég. Lučenec) / M. 76, 101.
près du crâne : Sered II (Rég. Galanta).
à droite du crâne : Alba Iulia – Rue Brînduşei: M. 9 / 97, M. 12 / 97, M. 5 / 99, M. 8 / 2001; Alba Iulia – nécropole III .
à gauche du crâne : Bánov (Rég. Nové Zámky).
à côté du mollet gauche : Alba Iulia – Rue Brînduşei: M. 14 / 97, M. 15 / 97, M. 16 / 97, M. 22 / 99; Blandiana B: M. 4 .
près du bassin: Alba Iulia – Rue Brînduşei: M. 2 / 99, M. 4 / 99.
position non-précisée, à cause du dérangement du site: Bánov (Rég. Nové Zámky)/ M. 18, 25.

2.12. Monnaies

Dans l’espace européen du X e et XI e siècles la coutume de la monnaie déposée dans les tombes est de plus en plus fréquente. Cette pratique en est précédée par une autre: le dépôt de la moitié inférieure d’un double pendentif cordiforme.

Si en Transylvanie seules des monnaies arpadiennes ont été déposées, en Pannonie et dans le Sud-Ouest de la Slovaquie on a également retrouvé des monnaies d’Europe de l’Ouest ou arabes.

Selon S. Tettamanti , on peut distinguer 10 dispositions possibles de l’obole à l’intérieur des tombes. Le dépôt de plaques métalliques sur les paupières ou dans la bouche du défunt précède la pratique de l’obole. IL s'agit d'une pratique propre aux populations finno-ougriennes, censée protéger les vivants contre le regard néfaste du défunt.

La pénétration des premières émissions monétaires magyares en Transylvanie est sans aucun doute liée à l’expansion de l’Etat arpadien vers l’Est. Le seul type de monnaie attesté par les découvertes faites en Transylvanie porte sur l’avers la légende STEPHANVS REX et sur le revers celle de REGIA CIVITAS.

Des monnaies de l’époque d’Etienne I er (997 -1038), appartenant au type CNH 1, ont été découvertes à Alba Iulia – Rue Brînduşei, Alba Iulia - Collection Anton Triest, Alba Iulia - Collection Bela Cserni, Bögöt (Kom. Vas), Dolný Peter II, Gerendás (Kom. Békés), Hodoni – „Pocioroane”, Hunedoara – „Dealul cu comori”, Malé Kosihy (Slovaquie), Moldoveneşti, Szabolcs, Szombathely – Szent Márton templom (Kom. Vas) et Pîclişa – „La Izvoare”.

Parmi les monnaies de l'époque du roi Pierre (1038-1041; 1044-1046), on peut énumérer celles d'Alba Iulia – Rue Brînduşei, Biharkeresztes – Ártánd – „Nagyfarkasdomb”, Bjelo Brdo – Rue Veneţia (Croatie), Bögöt (Kom. Vas), Csanytelek – Dilitor, Dăbîca, Ellend – Nagygödör, Gerendás (Kom. Békés), Hunedoara – „Dealul cu comori”, Moldoveneşti, Pîclişa – „La Izvoare” , Püspökladány-Eperjesvölgy et Vladimirescu. Leur présence a été constatée aussi dans les trésors découverts à Lancrăm (Dép. Alba) et Slimnic (Dép. Sibiu).

Assez rares en Transylvanie sont les émissions monétaires d’Aba Samuel (1041-1044), qu’on a retrouvées uniquement dans deux nécropoles: Alba Iulia – „Staţia de Salvare” et Moldoveneşti – Jardin du château Jósika Gábor.

En ce qui concerne les monnaies de l’époque d’André I er (1046-1060) deux types s’avèrent les plus fréquents H 8 et H9 Kovács.

Ces monnaies sont fréquentes dans des découvertes fortuites, des nécropoles ou des collections: Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, Alba Iulia – Rue Vînătorilor, Alba Iulia – Rue Brînduşei, Alba Iulia – Collection Anton Triest, Biharkeresztes – Ártánd – „Nagyfarkasdomb”, Bjelo Brdo – Rue Veneţia, Bögöt (Kom. Vas), Čakajovce (Slovaquie), Csanytelek – Dilitor, Dolný Peter II, Ellend – Nagygödör, Ellend – Szilfa, Hunedoara –„Dealul cu Comori”, Hurbanovo – Bohatá (Slovaquie), Moldoveneşti, Pécs – Vasas, Mlynárce, Pîclişa – „La Izvoare” , Sorokpolány – Berekaljai, Kápolnai út (Kom. Vas), Szabolcs et Szegvár – Oromdűlő et Velké Hostĕrádky (Rép. Tchèque).

Beaucoup plus nombreuses sont les monnaies datant de l’époque de Bela I er (1060 – 1063): cimetières d’Alba Iulia – Rue Brînduşei, Alba Iulia – Rue Vînătorilor, Bjelo Brdo – Rue Veneţia, Hunedoara – „Dealul cu Comori”, Malé Kosihy (Slovaquie), Moldoveneşti, Püspökladány - Eperjesvölgy, Vladimirescu et Svinjarevac.

Les émissions de monnaies du roi Salomon (1063-1074) sont présentes à Alba Iulia – Rue Brînduşei, Alba Iulia – Rue Vînătorilor, Alba Iulia – Collection Anton Triest, Hunedoara – „Dealul cu Comori”, Moldoveneşti, Püspökladány – Eperjesvölgy, Sorokpolány – Berekaljai, Kápolnai út (Kom. Vas) et Szegvár – Oromdűlő.

Les monnaies frappées sous Ladislau I er (1077-1095) figurent parmi les plus répandues. Des monnaies de l’époque de Coloman (1095-1114), ont été identifiées à Alba Iulia – la cathédrale catholique romaine, Alba Iulia – Collection Anton Triest, Bărăbanţ (Alba Iulia), Dăbîca, Foieni (Dép. Satu Mare), Košùty (Rég. Galanta)/M. 27, Sînmiclăuş et Sorokpolány – Berekaljai, Kápolnai út .

Les monnaies byzantines sont en général représentées par des émissions de l’époque de Constantin VII Porphyrogénète et Romain II (948 - 959). On remarque, dans cette catégorie, les monnaies découvertes à Hunedoara – „Dealul cu Comori”, Vukovar – Lijeva bara, Szentes - Borbásfőld, Hódmezövásárhely – Kopáncs, Kiszombor et Szob – Kiszerdő.

A Prša (Rég. Lucenec) / M. 101, le défunt avait dans la bouche un dirham arabe à double perforation, émis sous Nasr II ibn Ahmed - Chalif Muqtadir (913 -932). A Sered I, M. 1/53 (Rég. Galanta), on a récupéré une monnaie en argent pourvue de perforations, provenant de Milan, de l’époque de Hugues de Provence (926-945). En 1956, dans la nécropole de Sered I, ont été découvertes d’autres monnaies, elles aussi perforées, ayant le même émetteur.

Autour du crâne de cheval déposé à Vojnice - M. 5 (Rég. Komárno), il y avait 7 monnaies en argent perforées et deux pièces incomplètes – 4 monnaies du type Milan – Hugues de Provence (926-945); 2 du type Pavie – Hugues et Lothaire II (932-950); 1 monnaie du type Milan – Bérenger (888-924) et 1 monnaie du type Milan – Lothaire II (945-950); 2 exemplaires Vérone – Hugues et Lothaire II (931-950); 1 exemplaire Milan – Lothaire II (945 – 950), 1 exemplaire Milan – Hugues et Lothaire II (2-2.1 cm).

D’autres types de monnaies, munies de deux ou trois perforations, ont été signalés à Červenik – M. 3 (Rég. Trnava). Elles ont été découvertes à côté de la calotte crânienne, du bras et du coude gauche. Trois de ces pièces sont fragmentaires et leur légende est illisible. Les autres appartiennent aux types suivants: 4 exemplaires Vérone – Lothaire II (945-950).

En 1889, à Mudroňovo (Rég. Komárno), ont été découverts deux dirhams sassanides perforés.

Des monnaies du roi Boleslav II (967-999), à double perforation ou dépourvues de toute perforation, ont été mises au jour à Košúty (Rég. Galanta) et Dolný Peter II (Rég. Komárno) /M. 89.

La perforation des monnaies et leur réutilisation comme ornements ou accessoires vestimentaires est une pratique fréquente aux X e et XI e siècles.

Chapitre VIII

Conclusions

Au IX e siècle, un certain secteur de la vallée de la rivière Mureş est passé sous contrôle bulgare. Cette présence bulgare dans la région, qui a pris fin au X e siècle, pourrait être expliquée par la nécessité de contrôler les routes du sel.

Avec la pénétration des premières communautés magyares en Transylvanie, des modifications assez sensibles se produisent. A Alba Iulia, sous le point de vue archéologique, ce phénomène est assez nuancé.

Sur la région d'Alba Iulia, sont attestées à ce jour trois nécropoles du XI e siècle: Rue Vînătorilor, Rue Brînduşei et Pîclişa – La Izvoare. Très certainement, elles peuvent être attribuées tant aux allogènes qu’aux communautés autochtones. Il n’est pas exclu que certaines différences entre elles soient dues au facteur religieux.

A l’exception de la nécropole de Vukovar – Lijeva bara de Croatie, on remarque l’absence de pièces d’armement et de harnachement. En échange, les pièces d’armement carolingiennes apparaissent dans une proportion significative en Croatie et moindre en Transylvanie. Cela s’explique par le fait que la région croate a subi pour une période assez longue l’influence de l’Empire franc.

Le nombre réduit d’objets d’origine franque en Transylvanie est donc normal, les rares objets de ce type identifiés devant être mis en relation avec le contrôle des routes du sel.

Par rapport aux ossements d’autres espèces animales, la proportion d’ossements de chevaux est moindre. Ces derniers sont fréquents dans des sépultures du XI e siècle uniquement à Alba Iulia – la cathédrale catholique romaine, Alba Iulia - „Staţia de Salvare”, Blandiana A, Cluj Napoca – Rue Pata et Cluj Napoca – Rue Zápolya. A l’exception de la tombe M. 2 de Blandiana A, tous les ossements de chevaux ont été découverts dans des tombes appartenant à des guerriers. On pourrait même avancer l’hypothèse selon laquelle l’offrande de chevaux est présente uniquement dans des nécropoles de la première moitié du X e siècle.

Dans d’autres cimetières, tels que Blandiana B, Deva – Micro 15, Gîmbaş - „ Măguricea” ou Orăştie – Dealul Pemilor / Point X2, on n’a pas retrouvé d’ossements de chevaux, ce qui repousse leur datation vers une époque plus tardive, soit après la moitié du X e siècle.

D’après la disposition des restes ostéologiques de chevaux, on peut accepter des analogies avec la Hongrie et le Sud-Ouest de la Slovaquie. A quelques exceptions près, ces ossements sont les membres et le crâne de l’animal.

Quant à la culture Bjelo Brdo , la situation este assez problématique. Dès la seconde moitié du X e siècle, les inventaires funéraires recèlent des objets d’origine magyare mais aussi d’autres, provenant du Sud-Est européen.

Par ailleurs, toute une série de cimetières recèlent pour cette période uniquement des pièces standard.

Du point de vue de la numismatique, dans les nécropoles de Transylvanie et de Croatie ont été identifiées la plupart des émissions de monnaies des rois de la dynastie arpadienne. Par rapport à la Hongrie, dans le Sud-Ouest de la Slovaquie, de telles pièces sont beaucoup plus rares. On y constate cependant un nombre important de monnaies de l’Ouest de l’Europe, apportées par les rois magyars de leurs campagnes militaires. La perforation pratiquée sur la plupart de ces monnaies donne à croire qu’elles ont été surtout utilisées comme des accessoires vestimentaires ou comme ornement.

Certaines coutumes, telles que l'offrande d'œufs ou de céramique sont courantes chez toutes les communautés de l'espace européen. Le récipient en céramique déposé dans les tombes du X e siècle est plus petit et sa disposition anatomique diffère.

Si dans la première moitié du X e siècle le récipient en céramique est placé près des pieds du défunt, après la moitié de ce siècle il est disposé près du crâne, du côté gauche, ou bien dans la région du bassin, voire près du mollet.

Les découvertes faites dans la ville d'Alba Iulia constituent un important repère pour la période des migrations en Transylvanie. Cela nous permet de soutenir l'existence d'un horizon culturel à part en Transylvanie, dénommé Alba Iulia. Cet horizon culturel admet trois étapes, qu'on appelera Alba Iulia I, Alba Iulia II et Alba Iulia III.

L'étape Alba Iulia I est caractérisée par l'utilisation de cassettes de brique, le dépôt d'offrandes animales (bovins, ovi-caprins) ou des récipients en céramique (1 ou 2 dans chaque tombe). Cette étape est contemporaine de la phase I des sites Alba Iulia – „Staţia de Salvare”, Blandiana A et Sebeş. L'utilisation des cassettes de brique a été constatée uniquement dans la phase I du site Alba Iulia – „Staţia de Salvare”.

Très probablement, la tombe découverte à Dealul Furcilor / Staţia de Retransmisie Orange correspond à cette même séquence. Sont situés sur le même niveau chronologique des objets propres au groupe culturel Ciumbrud découverts à Alba Iulia – Staţia de Salvare /phase I, Ciumbrud et Orăştie – Dealul Pemilor X8. Cette étape correspond aux IX e et X e siècles.

L'étape Alba Iulia II comprend les découvertes d'objets du X e siècle. Elle correspond à la phase II de la nécropole d'Alba Iulia – „Staţia de Salvare” et à la phase I des sites d'Alba Iulia – Rue Brînduşei, Alba Iulia – Izvorul Împăratului.

Les spécificités de cette séquence sont l'offrande d'œufs et de chevaux, ainsi que le dépôt d'un récipient en céramique, de dimensions réduites, près du crâne, du bassin ou des membres inférieurs.

Ce niveau chronologique est contemporain des tombes découvertes à Blandiana A/M.2, Blandiana B, Cluj Napoca – Rue Zápolya, Cluj Napoca – Rue Plugarilor, Deva – Micro 15, Gîmbaş et d'une partie de la nécropole d'Orăştie – Dealul Pemilor X2. On peut également admettre une synchronisation avec une partie de la haute période de la culture Bjelo Brdo (975-1025), selon la chronologie proposée par Zdenek Váňa.

D'après la chronologie établie par Jochen Giesler, l'étape Alba Iulia II recoupe partiellement la haute période de la phase Bjelo Brdo I.

L'étape Alba Iulia III est caractérisée par des découvertes à caractère funéraire propres au XI e siècle. Y correspondent les découvertes faites à Alba Iulia – Rue Brînduşei/phase II, Alba Iulia – Rue Vînătorilor, Pîclişa – „La Izvoare˝ et éventuellement la fin de la phase II d'Alba Iulia – Staţia de Salvare. Parmi les découvertes spécifiques à cette étape on compte aussi celles de Hunedoara, Moldoveneşti et Simeria. Les étapes Alba Iulia II et III sont caractérisées par l'utilisation du matériel lithique dans l'aménagement des tombes.

L'étape Alba Iulia III est contemporaine d'une partie de la haute période Bjelo Brdo (975 -1025), ainsi que de sa période moyenne, selon la chronologie proposée par Zdenek Váňa. D'après le système chronologique proposé par Jochen Giesler, l'étape Alba Iulia III recoupe partiellement la haute période de la phase Bjelo Brdo I, ainsi que la phase Bjelo Brdo II.

La liste des abréviations et la bibliographie ont été réalisées dans l'ordre alphabétique. Le répertoire des découvertes comprend 73 nécropoles ou découvertes de matériel funéraire (Chapitre VII) et la liste des illustrations est composée de 68 planches.
Autor: Aurel DRAGOTĂ .
Traduit du roumain par Andrei - Paul Corescu

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